L'éperdu - extrait court-métrage et installation
Thématique: Sur les routes
Pour moi les routes évoquent d’abord l’idée de passage. Passage comme réalité physique: en effet le voyageur sur les routes, le solitaire qui ne s’arrête pas, ne fait que traverser les lieux. En ce sens l’errance m’évoque un état fantomatique. Celui ou celle qui erre me semble à demi présent car toujours « ailleurs », partout et nulle part à la fois. Ainsi pour moi la route revêt d’un certain aspect mystique et métaphysique.
Si à l’origine, les errants partent sans doute avec l’idée de « prendre conscience » de certaines choses, du point de vue des sédentaires cette quête apparaît comme absurde, tenant de la folie ou de l’inconscience justement. L’idée de la perte de conscience m’intéresse également beaucoup.
J’ai voulu m’interroger sur différentes notions - fuite et quête, présence et absence, identité et déracinement, vie et mort, attaches et passages, réalité et désir/rêve/fantasme, conscience et folie – à travers l’écriture d’une courte nouvelle.
C'est l’histoire d'un personnage qui part à la recherche d’une partie de lui-même, dont il ne sait rien à part qu’elle lui manque. Enfermé dans un profond mal-être, il se prend de fascination pour un oiseau, se met en tête que celui-ci détient sa « pièce manquante » et le suit aveuglément. Il s’agit donc d’une errance sur les chemins mais aussi et surtout d’une «errance de l’esprit»; c’est une métaphore de recherche d’identité dans un monde qui paraît étranger.
Ce texte est le support de mon travail plastique. Le texte étant assez dense, j’en suis venue à choisir deux formes différentes, en cours de réalisation, qui viserons à retranscrire chacune de manière plus forte un des aspects du récit.
La première de ces formes et le court-métrage. Celui-ci retracera vraiment l’histoire avec une narration plutôt linéaire, en restant assez proche du texte, qui sera lu partiellement en voix off.
La seconde forme est une installation vidéo, plus immersive et contemplative, avec une narration moins linéaire. Il s’agit d’une projection avec trois grands écrans verticaux, côte à côte. Les images seront plus évocatrices et aléatoires, il s’agira d’une bande d’au moins une heure qui tournerai en boucle. Cette fois le texte ne sera pas présent en son mais proposé en distribution dans la potentielle salle d’exposition. Libre au spectateur de le lire ou non, en même temps qu’il regarde les images ou non, de le ramener chez lui etc; ainsi il pourra se créer sa propre histoire.
6 rue des Loups
Mise en scène d'un texte lors du workshop "Écriture et Mise en scène" avec l'auteure Laurence Vielle, à l'occasion du festival "Chauds les marrons" à Nancy, en décembre 2010.
ARC Exposition - vidéos de Contes en passant
Et en "bonus" , quelques images qui devaient constituer une quatrième vidéo, qui n'a finalement pas abouti.
ARC Exposition - Contes en passant
ARC : Atelier de Recherche et de Création
Prétexte : Lu et Entendu
J'ai décidé de partir de la lecture, voire de la relecture des contes traditionnels (Perrault, Grimm, Andersen etc...).
Ce qui m’a intéressé dans ce genre littéraire, c’est le fait que ces histoires décrivent toujours de manière sous-jacente des passages, et en particulier celui de l’enfance à l’age adulte. Ces passages sont directement liés aux peurs humaines qui sont, par exemple, la peur de mourir, d’être mangé, la peur d’être aliéné, etc. C’est pourquoi l’univers des contes est à la fois si merveilleux et si violent, et c’est ce paradoxe qui me fascine.
J’ai voulu montrer avec des vidéos ces angoisses irrationnelles et souvent inconscientes, en les mettant en scène dans un registre plutôt imaginaire, lié à mon ressenti actuel mais aussi datant de mon enfance.
Mon projet exposé au Musée de l’Image s’est ainsi composé d’un point sonore et de trois vidéos. Le point sonore diffusait à un volume bas des bribes éparses de différents contes lus, à proximité d'un coin lecture, où le visiteur pouvait s’assoir et consulter les textes d’origine, ainsi que des reproductions de certaines images d’Épinal et alentours (en effet, les contes étant abondamment représentés dans l’imagerie populaire).
Au cours de la soirée d’exposition, j’ai pu faire partager plus directement aux visiteurs un des textes qui m’ont inspiré: Les sept corbeaux des frères Grimm, au moyen de lectures publiques à plusieurs voix. Ces «micro performances» m’ont permis de renouer avec l’ancien mode de transmission des contes, l’oralité.
Photos de la soirée de l'expo ici.
Cartes Postales Vénitiennes
À l’occasion de la biennale d’art contemporain, j’ai pu découvrir Venise pour la première fois, et mitrailler les quais, les vaporettos, les ruelles, ainsi que mes amis, ceci en parfaite touriste.
L’idée de souvenir, de voir une photo comme déclencheur d’une réminiscence, d’un « film interne », m’a intéressée... Il s'agit donc d'un genre d’album photo de vacances vivant.
La Marche - recherches
D'autres recherches sur le thème de la marche.
Cette fois, avec plus de mise en scène, j'ai voulu donner l'idée d'un personnage qui non plus reçoit et subit passivement les sensations mais en est avide, va les rechercher, les dénicher dans un environnement naturel qui devient un terrain de jeux.
La Sortie de la Ville
Cette vidéo est une recherche avancée sur le thème de la marche.
Mon intérêt s’est porté sur les sensations particulières que l’on éprouve lorsqu’on se promène seul, que l’esprit se vide pour laisser place à une simple conscience accrue de son corps, de son existence et des choses qui nous entoure.
J'ai voulu également introduire une narration en imaginant une personne sortant d’un milieu urbain et bruyant pour aller recrechercher ce vide, cette « surconscience » dans la nature.
J’ai procédé ici de manière expérimentale, partant marcher en filmant sans regarder ce que j’enregistrais. Puis j'ai retravaillé l'image et le son, pour renforcer cette impression d’un environnement aux étrangetés presque imperceptibles.













