Camille Bourrier

04 octobre 2011

Les faux-fuyants

 

 

Pour ce projet j'ai voulu aborder le rapport de l'humain au temps et à sa nature mortelle. Je voudrais parler de son obsession pour le passage du temps, cette volonté qu'il a de vouloir contrôler ses effets, ralentir ou accélérer son cours selon ses besoins.

J'ai récemment visionné plusieurs documentaires, à caractère plus ou moins sensationnel, sur les possibilités scientifiques qui permettrait de rester jeune, de rallonger la vie, voir de la pérenniser.
J'ai l'impression qu'après la religion, c'est à présent vers la science que se tourne l'homme pour calmer son angoisse de la mort et de la disparition. Avec le progrès scientifique, et notamment à l'ère de la manipulation génétique, cette utopie d'une existence immortelle paraît presque envisageable, et dans l'idée, enviable.
Ainsi, j'ai voulu mettre en scène de manière absurde, surréaliste et désuette ces fantasmes humains, que je trouve malsains mais aussi touchants et « légitimes » car nourris de détresse devant l'inconnu.

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05 septembre 2011

Les bisons de Broken Heart

 

Ce travail a été réalisé dans le cadre d'un atelier image-mouvement en collaboration avec la maison d'édition Gallimard. Il s'agissait de donner une interprétation libre d'un livre, choisi parmi une sélection d'oeuvres publiées dans la collection Folio.

J'ai choisi de travailler sur le livre de Dan O'Brien, Les bisons de Broken Heart.
Ce qui m'a particulièrement intéressé, outre le lien très fort du narrateur à la nature et aux animaux, c'est le récit de l'histoire des grandes plaines, le rapport essentiel au passé et l'importance de l'empreinte laissée par l'homme.

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15 juillet 2011

L'éperdu - extrait court-métrage et installation

 

 

 

Thématique: Sur les routes

 

Pour moi les routes évoquent d’abord l’idée de passage. Passage comme réalité physique: en effet le voyageur sur les routes, le solitaire qui  ne s’arrête pas, ne fait que traverser les lieux. En ce sens l’errance m’évoque un état fantomatique. Celui ou celle qui erre me semble à demi présent car toujours « ailleurs », partout et nulle part à la fois. Ainsi pour moi la route revêt d’un certain aspect mystique et métaphysique.


Si à l’origine, les errants partent sans doute avec l’idée de « prendre conscience » de certaines choses, du point de vue des sédentaires cette quête apparaît comme absurde, tenant de la folie ou de l’inconscience justement. L’idée de la perte de conscience m’intéresse également beaucoup.

J’ai voulu m’interroger sur différentes notions - fuite et quête, présence et absence, identité et déracinement, vie et mort, attaches et passages, réalité et désir/rêve/fantasme, conscience et folie – à travers l’écriture d’une courte nouvelle.

C'est l’histoire d'un personnage qui part à la recherche d’une partie de lui-même, dont il ne sait rien à part qu’elle lui manque. Enfermé dans un profond mal-être,  il se prend de fascination pour un oiseau, se met en tête que celui-ci détient sa « pièce manquante » et le suit aveuglément. Il s’agit donc d’une errance sur les chemins mais aussi et surtout d’une «errance de l’esprit»; c’est une métaphore de recherche d’identité dans un monde qui paraît étranger.

Ce texte est le support de mon travail plastique. Le texte étant assez dense, j’en suis venue à choisir deux formes différentes, en cours de réalisation, qui viserons à retranscrire chacune de manière plus forte un des aspects du récit.

La première de ces formes et le court-métrage. Celui-ci retracera vraiment l’histoire avec une narration plutôt linéaire, en restant assez proche du texte, qui sera lu partiellement en voix off.

La seconde forme est une installation vidéo, plus immersive et contemplative, avec une narration moins linéaire. Il s’agit d’une projection avec trois grands écrans verticaux, côte à côte. Les images seront plus évocatrices et aléatoires, il s’agira d’une bande d’au moins une heure qui tournerai en boucle. Cette fois le texte ne sera pas présent en son mais proposé en distribution dans la potentielle salle d’exposition. Libre au spectateur de le lire ou non, en même temps qu’il regarde les images ou non, de le ramener chez lui etc; ainsi il pourra se créer sa propre histoire.

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05 mars 2011

La pudeur et le soin.

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(cliquer pour voir l'album)

Ce travail est le fruit de mes recherches sur un projet développé entre mon école et l’Institut des Sciences CRIminelles et du droit MÉDical, basé sur Nancy.

L’ ISCRIMED s’est adressé à l’École Supérieure d’Art d’Épinal afin d’élaborer une nouvelle ligne graphique pour sa collection, avec comme médium privilégié la photographie. Nous avions plusieurs thématiques à aborder; je me suis concentrée sur «La pudeur et le soin».

Voici deux pistes que j’ai particulièrement creusées, qui abordent la même idée: comment la médecine, en voulant guérir, entre dans l’intimité du patient et peut transformer l’image qu’il ou que d’autres peuvent avoir de son corps malade.

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03 janvier 2011

Sur les routes - recherches

Sans titre - 29 copie

 

(cliquer pour voir l'album)

 

Thématique: Sur les routes

 

Pour moi les routes évoquent d'abord l'idée de passage. Passage comme réalité physique: en effet le voyageur sur les routes, le solitaire qui  ne s'arrête pas, ne fait que traverser les lieux. En ce sens l'errance m'évoque un état fantomatique. Celui ou celle qui erre me semble à demi présent car toujours « ailleurs », partout et nulle part à la fois. Ainsi pour moi la route revêt d'un certain aspect mystique et métaphysique.

Voici les recherches photographiques sur cette thématique, qui ont précédé le travail en image-mouvement.

Suite: voir l'Eperdu.

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16 décembre 2010

6 rue des Loups

 

Mise en scène d'un texte lors du workshop "Écriture et Mise en scène" avec l'auteure Laurence Vielle, à l'occasion du festival "Chauds les marrons" à Nancy, en décembre 2010.

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10 octobre 2010

Lire et faire lire - jingle final

 

 

Jingle projeté au Centre des Congrès d'Epinal, à l'occasion des 10 ans de l'association Lire et Faire Lire.

Réalisé en binum avec Nina Ferrer-Gleize.

Octobre 2010.

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09 juin 2010

Au travers

Sans titre - 22 copie4 copie

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Point de vue paysage

 

Ici le point de départ était un lieu donné et deux techniques imposées: la photographie et le dessin/peinture.

Sur place, j’ai voulu m’approcher au plus près de ce lieu (un parc), ne pas l’envisager dans son ensemble mais y chercher des détails, des choses inaperçues. J’ai découvert une foule de morceaux de paysage, dénichés dans les reflets des flaques. Flous ou déformés, immatériels et fugaces, je les ai traqués au sol avec mon argentique, comme on recherche un objet perdu.

Continuant sur cette idée de mise en abyme, j’ai effectué des prises de vue superposées. Comme si dans chaque cliché, je recherchais quelque chose de plus, comme si je m’avançais et passais au travers de ce paysage tout juste saisi pour y trouver une réalité autre, impalpable.

 

Puis en peignant d’après le reflet de mes photos (avec un miroir) j’ai repris cette traque de l’invisible mais cette fois-ci avec le pinceau plutôt que l’appareil, posant de nouveau la question de la distance entre l'image et la réalité.

 

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24 mai 2010

ARC Exposition - vidéos de Contes en passant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et en "bonus" , quelques images qui devaient constituer une quatrième vidéo, qui n'a finalement pas abouti.

 

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20 mai 2010

ARC Exposition - Contes en passant

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ARC : Atelier de Recherche et de Création
Prétexte : Lu et Entendu

J'ai décidé de partir de la lecture, voire de la relecture des contes traditionnels (Perrault, Grimm, Andersen etc...).

Ce qui m’a intéressé dans ce genre littéraire, c’est le fait que ces histoires décrivent toujours de manière sous-jacente des passages, et en particulier celui de l’enfance à l’age adulte. Ces passages  sont directement liés aux peurs humaines qui sont, par exemple, la peur de mourir, d’être mangé, la peur d’être aliéné, etc.  C’est pourquoi l’univers des contes est à la fois si merveilleux et si violent, et c’est ce paradoxe qui me fascine.

J’ai voulu montrer avec des vidéos ces angoisses irrationnelles et souvent inconscientes, en les mettant en scène dans un registre plutôt imaginaire, lié à mon ressenti actuel mais aussi datant de mon enfance.

Mon projet exposé au Musée de l’Image s’est ainsi composé d’un point sonore et de trois vidéos. Le point sonore diffusait à un volume bas des bribes éparses de différents contes lus, à proximité d'un coin lecture, où le visiteur pouvait s’assoir et consulter les textes d’origine, ainsi que des reproductions de certaines images d’Épinal et alentours (en effet, les contes étant abondamment représentés dans l’imagerie populaire).

Au cours de la soirée d’exposition, j’ai pu faire partager plus directement aux visiteurs un des textes qui m’ont inspiré: Les sept corbeaux des frères Grimm, au moyen de lectures publiques à plusieurs voix. Ces «micro performances» m’ont permis de renouer avec l’ancien mode de transmission des contes, l’oralité.

Photos de la soirée de l'expo ici.

 

 


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